Un médiateur qui prend parti cesse d’être un médiateur. Celui-ci n’a pas d’avis sur votre différend — il n’a qu’un travail : vous écouter chacun de votre côté, en privé, puis transmettre ce qui compte, reformulé pour que ça passe, une chose à la fois.
Ça, c’est facile à écrire sur une page. Ce qui compte, c’est que chaque fois qu’il a fallu trancher, la décision a été prise dans le code plutôt que dans le texte marketing. Voilà lesquelles.
Vous avez votre propre fil privé avec le médiateur, comme l’autre personne le sien. Ce qui traverse vers elle, c’est uniquement ce que vous avez relu et validé.
Le médiateur reformule ce que vous avez dit, vous relisez, vous répondez « oui, c’est bien ça » — ou pas encore. Rien n’est transmis avant ce clic, et il n’y en a pas de version automatique.
Valider un point de vue le rend transmissible — à tout moment, y compris avant que vous n’ayez validé le vôtre. C’est ce qui permet au médiateur de vous accueillir en vous expliquant pourquoi on vous a invité, plutôt que de vous laisser deviner. Ce qui n’est pas validé, en revanche, ne traverse jamais — dans un sens comme dans l’autre.
Vous pouvez retirer votre dernier point de vue validé et en reproposer un autre, tant que l’autre personne n’a pas rouvert sa conversation depuis. Passé ce moment, c’est posé — les points de vue précédents, eux, sont définitifs dès leur validation.
Clore une conversation la garde consultable et réouvrable, sans limite de temps. L’archiver la retire complètement, y compris pour vous : ce n’est pas la même chose, et ce n’est pas réversible.
Elle confirme son adresse par un lien reçu par email, puis rejoint directement son propre fil privé avec le médiateur — pas de compte, pas de profil à remplir.
Ça ne dit jamais qui a tort. Le médiateur reformule ce que chacun apporte ; il n’a aucun avis sur le fond de votre différend — c’est même une instruction explicite de son prompt : ne jamais prendre parti, même si on le lui demande.
Ça ne remplace pas la conversation non plus. Au mieux, ça lui évite de commencer par le mot de trop, ou par la phrase qu’on regrette d’avoir tapée à chaud. Vous vous dites les choses quand même — juste avec un tiers qui filtre ce qui blesse en gardant ce qui compte.
Et ça reste pensé pour deux personnes : un couple, deux associés, un frère et une sœur, une équipe et son manager — jamais une conversation à trois. Le formulaire d’invitation disparaît dès qu’une invitation est envoyée, pour ne jamais laisser croire qu’on peut en ajouter une troisième.
Ce n’est pas un chatbot, et ce n’est pas non plus vous qui parlez à travers lui : c’est un tiers, qui n’existe que pour cette conversation.
Comment ça marche
Quatre étapes. La première se termine quand chacun a validé son point de vue ; les suivantes, quand le médiateur juge qu’on peut avancer.
Vous parlez, seul à seul
Vous racontez ce que vous avez sur le cœur. Le médiateur écoute, reformule, pose des questions — jusqu’à savoir ce que vous cherchez à obtenir, d’où vous parlez, ce que vous tenez pour acquis sans l’avoir vérifié.
Il fait circuler ce qui compte
Une fois que chacun a validé son point de vue, le médiateur relaie — le terrain commun d’abord, les points de friction ensuite, morceau par morceau plutôt que d’un bloc.
Le terrain commun devient des pistes
Ce qui rapproche déjà les deux personnes est nommé, puis transformé en propositions concrètes — pas un verdict, un point de départ pour continuer à deux.
Ça se referme, mais ça reste là
La conversation se clôt quand le médiateur juge qu’on est arrivé au bout — pas un chrono, pas un décompte. Elle reste consultable et réouvrable si le sujet revient.